Auteurs : F. Bertocchini, M. Lanfranchi, A. Bertocchini.
Photos : Alta Frequenza, Feli Filippi.
Ajaccio, le 28 avril 2005

Rédaction Alta Frequenza

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La grève continue à la SNCM


Plus d'informations ce matin...
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Transports, SNCM - Du nouveau ce matin ? (7h30) Entrés dans leur troisième semaine de grève, les marins CGT de la SNCM ont repris hier (mercredi) à Marseille les discussions avec les pouvoirs publics. Une délégation des marins a été reçue peu avant 15H00 par le préfet de région Christian Frémont mais les protagonistes n'ont fait aucun commentaire à l'issue de cette rencontre. Les marins et sédentaires CGT de la SNCM se réunissent en assemblée générale aujourd'hui à partir 9h00 pour décider de la suite de leur mouvement après ces rencontres avec l'Etat-actionnaire et son représentant. Initialement prévue hier soir, cette assemblée a été reportée en raison de "nouveaux éléments" intervenus dans le dossier. Les marins CGT souhaitaient obtenir notamment des précisions sur le processus qui permettra à la compagnie publique de ne pas tomber sous le coup de la loi sur le Registre international français. Dénonçant "le chantage de la part d'organisations minoritaires", le secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer François Goulard a indiqué à Paris qu'il s'agissait d'"une réunion de simple contact, pas de négociation". "La négociation a déjà eu lieu", a-t-il dit. Le préfet Christian Frémont ne cachait pas hier son incompréhension: "Qu'est-ce qu'ils veulent exactement ? On en est à se demander ce qu'ils souhaitent", a-t-il déclaré sur France Bleu. "Le gouvernement ne peut pas annuler d'un coup de baguette magique ce que le Sénat a voté", a expliqué de son coté Marc-Antoine Ferro, délégué syndical CGT de la SNCM, qui veut des précisions supplémentaires sur la façon dont on peut exempter la SNCM de la loi sur le RIF. Alors que le syndicat FO navigants et sédentaires de la SNCM a dénoncé "la volonté de pourrissement du conflit" du gouvernement, la CFE-CGC a protesté contre la décision de la compagnie de fermer une nouvelle fois le siège et de mettre les non-grévistes en congé. Le ministre des Transports Gilles de Robien a mis en garde contre les risques de faillite, parlant de "mouvement suicidaire". "A un moment donné, il faut savoir arrêter une grève", a dit comme en écho le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin. "L'éventualité de la mort de la SNCM est dorénavant concevable", ont quant à eux averti les syndicats d'officiers de la compagnie, affirmant assister "impuissants à une partie de poker entre un secrétaire d'Etat ultra-libéral et des marins désespérés". (FB)

Transports, SNCM - L'Assemblée de Corse se penche sur le problème (7h30) Comme on pouvait s'y attendre, la situation à la SNCM n'a pas manqué de s'imposer dès l'ouverture de la réunion de l'Assemblée de Corse. On savait déjà que par le jeu des questions orales l'Assemblée de Corse aurait à évoquer ce problème et de plus à propos d'un thème ultra sensible. En effet, la question posée à l'Exécutif par le groupe de la majorité, concernait le droit de grève, ou, pour être plus précis, l'instauration d'un service minimum en cas de grève. L'Assemblée pourrait, dans le cadre des nouvelles obligations de service public, les fameuses OSP, inclure une clause qui définit ce service minimum. Problème, en l'état actuel de la loi, cela n'est pas possible car le droit de grève est un droit constitutionnel. Pourtant, en exerçant son pouvoir d'expérimentation législatif, la Corse pourrait faire voter par le parlement une loi instaurant ce service minimum. (AB)

Antoine Sindali, Président de l'Office des Transports (7h30 et 9h00)
Antoine Sindali (7h30 et 9h00)


L'Assemblée de Corse se penche sur le cas de la SNCM
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Tension palpable hier à l'Assemblée de Corse
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Politique, Le groupe communiste de l'Assemblée de Corse réagit (7h30) Bien que le jeu des questions orales n'introduise pas de débat, on a très vite senti monter les tensions hier (mercredi) à l'Assemblée de Corse. Le groupe nationaliste, en effet, n'a pas pu poser sa propre question, déposée, selon la présidence, hors délai. Le groupe communiste lui aussi, fulminait sur ses bancs, voyant dans cette éventualité une remise en cause du droit de grève, l'un de acquis sociaux le plus important des luttes ouvrières. (AB)

Michel Stefani pour le groupe communiste (7h30 et 9h00)
Michel Stefani (7h30 et 9h00)

Politique, Simon Renucci milite en faveur du OUI au référendum (7h30) La grève dans les transports maritimes, en Corse en tous cas, a le pouvoir de mettre en sourdine l'autre point très important de l'actualité : le référendum. En effet, la campagne est effectivement lancée mais il faut bien le dire, pour l'instant les esprits sont ailleurs. Simon Renucci, on le sait, a décidé de s'engager totalement en faveur du OUI dans cette compétition qui s'annonce difficile ; Il recevra pour cela l'appui de la gauche non-communiste. Malgré un regain de santé très récent, le OUI a encore de mal à s'imposer dans l'opinion publique, car le non sert de déversoir à toutes les craintes et les inquiétudes qui très souvent n'ont rien à voir avec l'Europe. (AB)

Simon Renucci, député-maire d'Ajaccio (7h30 et 9h00)
Simon Renucci (7h30 et 9h00)


Le non continue de gagner du terrain
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Dominique de Villepin, Ministre de l'Intérieur
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Politique, Dominique de Villepin a reçu les maires de Corse (7h30) Dominique de Villepin, Ministre de l'Intérieur, a longuement reçu une délégation des associations des maires de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. Ont été notamment abordées les questions relatives au développement économique, social et culturel de l'île, et à la lutte contre la violence et la délinquance. Sur le plan de développement de l'île, le Ministre a insisté sur le rôle positif des communes de Corse dans l'économie régionale, notamment à travers la commande publique. L'Etat, en liaison avec la Collectivité Territoriale de Corse soutiendra les investissements des communes notamment par la mise en œuvre du programme exceptionnel d'investissement. Le Ministre a également confirmé qu'aucune fermeture de services publics ne sera décidée sans une concertation approfondie et préalable avec les maires. Ce sera le cas dès 2005. (Com P)

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