Auteurs : F. Bertocchini, M. Lanfranchi, A. Bertocchini.
Photos : Alta Frequenza, Feli Filippi.
Ajaccio, le 7 janvier 2005

Rédaction Alta Frequenza

Les infos d'hier Retour au site

Réactions de Patrick Lalande et Jean-Guy Talamoni après la communiqué de l'APC (12h30), Faut-il prendre au sérieux les menaces de l'Armée du Peuple Corse ? des menaces formulées hier (jeudi) très clairement par un communiqué parvenu à l'AFP de Marseille. La question est posée et en tous cas du coté des personnalités visées on ne prend pas ces menaces à la légère. Des dispositions de mise en sécurité de certains haut fonctionnaires ainsi que de personnalités politiques, déjà existantes pour certains, ont été renforcées. La fameuse machine médiatique, souvent décriée en Corse, une nouvelle fois s'emballe et il n'est pas une radio, une télévision, un journal national qui ne se soit emparé du sujet. Ecoutons ce qu'a dit Patrick Lalande, procureur général de Bastia, sur les antennes de Europe 1. Du coté des nationalistes on a déjà réagi, en tous cas du coté du PNC. On sait que ce courant s'est totalement désolidarisé des mouvement clandestins et il condamne donc le recours à la violence clandestine. Du coté de Corsica Nazione Indipendenza, on n'a pas voulu réagir à ce communiqué car toute prise de position est toujours mal interprétée. Pourtant, pour réaffirmer sa position, le mouvement nous a ramené à sa déclaration il y a quelques jours devant l'Assemblée de Corse, et devant le préfet de Corse. C'est donc la position officielle de Corsica nazione Indipendenza. Nous écouterons dans nos éditions audios 12h30, 18h30 et 19h45, Patrick Lalande, le procureur général de Bastia, ainsi que Jean-Guy Talamoni pour Corsica Nazione/Indipendenza. (AB)

interview Patrick Lalande (12h30, 18h30, 19h45)
interview Jean-Guy Talamoni (12h30, 18h30, 19h45)


Réaction de Jean-Guy Talamoni
Photos Alta Frequenza

Communiqué de presse, L'Armata di u populu corsu menace (7h30), L'Armata di u populu corsu a émis des menaces contre "un représentant de l'occupant en poste sur l'île" qu'il n'a pas identifié et évoqué "des actions radicales dans les jours à venir", dans un communiqué reçu hier (jeudi) par l'AFP à Marseille. "A partir d'aujourd'hui, il appartiendra aux pouvoirs dominants, afin d'éviter des drames tel que celui qui s'abattra sur un représentant de l'occupant en poste sur l'île, non plus de tenir des discours sur la violence légitime pratiquée par un peuple lui-même violenté quotidiennement, mais bien d'éliminer les distorsions qui sont écologiquement, socialement, économiquement ou culturellement dangereuses", écrit l'APC dans ce texte authentifié. Dans un précédent communiqué, le 22 novembre, l'APC avait menacé de passer à l'action "dans un mois exactement" contre des cibles déjà "verrouillées" si l'Etat ne s'engage pas en faveur du "regroupement" et de "l'arrêt des poursuites" contre les "combattants du peuple corse". L'APC a relevé que ce délai "est expiré depuis le 22 décembre". "La présente communication espère fournir une explication à la fois politique et historique aux actions radicales que nous allons conduire dans les jours à venir", ajoute le texte. Aucun attentat n'est revendiqué dans ce texte. (F)


L'APC menace un "représentant" en Corse
Photo Alta Frequenza

Réactions, Le procureur général de Bastia prend très au sérieux les menaces de l'APC (7h30), Le procureur général de Bastia Patrick Lalande a affirmé prendre "très au sérieux" les menaces de l'Armata di u populu corsu contre "un représentant de l'occupant en poste sur l'île". "En cette période de voeux, dès les premiers jours de l'année, la Corse est confrontée à une réelle menace", a déclaré le plus haut magistrat du parquet de l'île. "Nous ne pouvons que déplorer la brutalité de ce communiqué qui vient plonger la Corse dans le désarroi et l'expectative", a-t-il ajouté. Nous l'écouterons dans nos éditions audios de 12h30, 18h30 et 19h45. "Nous prenons toutes les mesures de sécurité qui s'imposent", a réagi le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, estimant "inacceptables et inqualifiables de tels communiqués". "Ma détermination, la détermination de l'Etat réponlicain est inébranlable. l'action que nous menons, nous la menons avec le soutien de l'ensemble des élus, de l'ensemble des Corses", a lancé Dominique de Villepin. (F)

interview Patrick Lalande (12h30, 18h30, 19h45)


L'Armata di u populu corsu

Politique, Georges Mela devient maire de Porto-Vecchio (7h30), Le président UMP de l'Assemblée de Corse Camille de Rocca Serra, frappé par la loi sur le cumul des mandats, a été remplacé hier (jeudi) à la tête de la municipalité de Porto-Vecchio par son premier adjoint, Georges Mela, 44 ans. Ce dernier a été élu à la majorité absolue du conseil municipal par 28 voix sur 33. Agé de 50 ans, Camille de Rocca Serra, élu député UMP de Corse-du-Sud en juin 2002, avait décidé d'abandonner son mandat de maire de Porto-Vecchio qu'il occupait depuis 1997, pour se conformer à la loi sur le cumul des mandats. (FB)


Porto-Vecchio

Réaction, Dominique de Villepin répond à l'APC (7h30), Dominique de Villepin a condamné hier (jeudi) les menaces proférées par l'Armée du peuple corse, soulignant que le gouvernement prenait les mesures de sécurité appropriées. "De tels propos, de tels communiqués sont à la fois inacceptables et inqualifiables", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'un déplacement à Orléans consacré à la sécurité dans les écoles. "Nous prenons bien évidemment toutes les mesures de sécurité qui s'imposent", a-t-il ajouté. Dominique de Villepin a souligné que ces menaces n'entamaient pas sa détermination à combattre la violence en Corse. "Ma détermination, la détermination de l'Etat réponlicain est inébranlable. L'action que nous menons, nous la menons avec le soutien de l'ensemble des élus, de l'ensemble des Corses", a-t-il déclaré. "C'est inquiétant car la phraséologie de ce communiqué est différente des groupes 'bergers corses' que l'on connaît. Ils menacent de tuer un représentant de l'Etat", a-t-on souligné de source proche de l'enquête. Les enquêteurs n'excluent pas que l'APC ait été fondée par des dissidents du FLNC-Union des combattants hostiles à la "trêve de la lutte armée". (FB)


Dominique de Villepin répond à l'APC
Photo Feli Filippi

Radar, Le radar de Querciolo détruit (7h30), Après celui de Vix, le radar automatique de Querciolo a rendu l'âme dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier. Il faut dire qu'on l'a bien aidé car après un coktail molotov qui y a mis le feu, il a été achevé à coups de masse. Paix à son âme diront avec humour, ceux que pied droit en voiture chatouille trop souvent. Le problème, c'est qu'ils oublient trop souvent les innombrables vies fauchées en Corse par la vitesse. Aujourd'hui, il reste deux radars encore en activité sur l'île. (ML)


Le radar d'Ajaccio est toujours debout.
Jusqu'à quand ? Photo Feli Filippi

Justice, Emile Mocchi condamné en appel par la cour d'appel de Bastia (7h30), L'ancien maire de Propriano, Emile Mocchi a été condamné en appel pour fraude fiscale à deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et à la privation de ses droits civiques, civils et familiaux pendant cinq ans. La cour d'appel de Bastia a ainsi confirmé le jugement rendu en première instance par le tribunal correctionnel d'Ajaccio, le 14 février 2003, en l'assortissant d'une amende de 30.000 euros. Emile Mocchi, 75 ans, était poursuivi pour "soustraction à l'établissement ou au paiement de l'impôt, omission de déclaration et fraude fiscale". Le montant de la fraude a été évalué à 189.407 euros. Emile Mocchi, maire de Propriano de 1971 à 2001, avait déjà été condamné le 30 juin en appel à 15 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et cinq ans de privation de droits civiques pour "favoritisme" et "prise illégale d'intérêt" dans une affaire d'extension du port de sa commune touristique. (FB)


Emile Mocchi condamné en appel
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Voeux, Les voeux de Simon Renucci, le maire d'Ajaccio (7h30), Nous sommes, en ce début d'année, en pleine période de voeux et chacun y va donc de ses bonnes résolutions. Cela ne porte pas de conséquences lorsqu'il s'agit de particulier, mais cela revêt un intérêt lorsque le voeux émane d'une autorité politique. Car nous sortons à ce moment là du voeux pieux pour entrer dans celui de la perspective, de la programmation, voir du dossier plus avancé. Que va-t-il se passer en 2005 pour la ville d'Ajaccio ? C'est la question que nous avons posé à son maire, Simon Renucci, que nous écouterons dans nos éditions audios de 7h30 et 9h00. (AB)

interview Simon Renucci (7h30 et 9h00)


Mairie d'Ajaccio
Photo Feli Filippi

Justice, Un sympathisant nationaliste mis en examen (7h30), Un jeune sympathisant nationaliste a été mis en examen hier (jeudi) pour " dégradations volontaires de biens ponlics et bien privés, violences avec armes (en l'occurence une pierre) sur personnes dépositaires de l'autorité ponlique ". Guillaume Filippi avait été interpellé suite aux manifestations de soutien à Jean-Guy Talamoni en avril dernier. Les faits lui étant reprochés remonteraient au 15 avril. Il sera entendu ultérieurement pour d'autres faits datant du 17 avril. (ML)


Guillaume Filippi mis en examen

Football, L'AC Ajaccio rencontre Nancy ce soir en coupe de France (7h30), C'est la fin des vacances pour l'AC Ajaccio qui retrouve ce soir le chemin de la compétition. Les joueurs de Rolland Courbis, en difficulté en championnat et qui joueront une grande partie de leur avenir dans les semaines qui suivent, devront affronter Nancy ce soir dans le cadre des 32e de finale de la coupe de France. Avant de rencontrer Metz et Bastia, deux équipes à la lutte avec l'ACA pour le maintien, les Ajacciens sont donc confrontés au leader du championnat de Ligue 2. Les Ajacciens chercheront évidemment à se qualifier pour le prochain tour. Il s'agira ainsi de bien commencer l'année face à une formation en pleine confiance actuellement, mais une défaite ne serait pas catastrophique non plus. Le match commencera ce soir (vendredi), à partir de 20h00 au stade Marcel-Picot de Nancy. (ML)


L'ACA jouera une place en 16e de finale
Photo Feli Filippi

Réactions, Rassemblement hier devant le rectorat à Ajaccio (7h30), Le personnel du rectorat s'est rassemblée hier après-midi (jeudi) devant les locaux du boulevard Lantivy à Ajaccio, afin de montrer leur mécontentement après l'attentat perpétré en début de semaine contre les locaux annexes. C'est de manière tout à fait symbolique, et dans le calme, que le personnel s'est ainsi rassemblé, une fois de plus. Ils étaient environ deux cents, dont des chefs d'établissements, des enseignements et des syndicalistes à exprimer leur lassitude. (FB)


Rassemblement hier devant le Rectorat
photo Feli Filippi

Réactions, Encore des réactions après l'attentat contre les locaux annexes du rectorat (7h30), Les réactions continuent d'arriver après l'attentat contre les locaux annexes du rectorat en début de semaine. Le président de l'assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra " constate avec amertume " que certains continuent de faire le " choix insensé de la violence ". Le président de l'assemblée de Corse témoigne sa solidarité au personnel du rectorat. Ange Santini, le président de l'Exécutif condamne " avec la plus grande fermeté " cet attentat. " Ceux qui prennent la responsabilité de tels actes, insupportables et intolérables, portent de mauvais coups à la Corse et à la démocratie " dit-il dans son communiqué. Le député-maire de Bastia Emile Zuccarelli condamne également cet attentat et insiste particulièrement sur le fait que deux enfants ont été commotionnée par le souffle de l'explosion. Ce dernier appelle les pouvoirs ponlics " à mettre en œuvre tous les moyens de la police et de la justice pour identifier et appréhender les auteurs de cet attentat ". (FB)


Ange Santini condamne l'attentat
photo divers
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